tiroirs

 

Ne soyez pas incrédules :
J’ai une tête à tiroirs
Où j’entasse les bidules,
Les vrais et les faux savoirs,
Avec des coins malcommodes
Où migrent à mon insu
Tous les secrets et les codes
Et numéro de Sécu.
L’un, en revanche, est sublime,
J’y ai rangé, à grand soin,
L’adresse de la cousine
Dont je n’ai aucun besoin.
Le troisième est plein de vides
Difficiles à combler,
C’est celui des Danaïdes,
Abyssal et si léger.
Quand la mémoire décroche,
Le rêve y puise à pleins droits ;
C’est ainsi qu’à bonne pioche,
J’ai des idées quelquefois.


Irène Gaultier-Leblond

 

 

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