l'offrande - IX

 

D’aussi loin que tu viennes, maintes fois évanouie
où les fumées se volatilisent, où les nuages en elles
enfantent leur beauté, je te sais à jamais vivante,
paisiblement secrète si la nuit te réconforte d’être
ô louve et mousse printanière près de laquelle
je reconnais ton sexe sans lequel je ne serais rien,
rien d’autre qu’un reflet sans miroir d’existence,
qu’un rendez-vous manqué dans les vents de l’espace


René Cousin
(Anthologie poétique 1954 - 2002 )

 

 

Des poèmes à découvrir