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Romilly-sur-Seine, 26 septembre 2007

Le Stade de France

 

S’il est un lieu mythique au cœur de l’Hexagone, c’est bien le Stade de France, symbole de notre pays où fut rétablie la tradition des Jeux olympiques.

Face à l’imposant ensemble de fer et de béton si léger en apparence, une impression indéfinissable vous envahit. Il vous semble percevoir, dans un tohu-bohu, les clameurs déchaînées par les spectateurs d’un match de rugby ou de football, les vrombissements des moteurs d’automobiles lancées dans une ronde infernale, les haut-parleurs diffusant indifféremment les notes aiguës d’un concert de pop musique mêlées aux hurlements parfois hystériques d’une foule enthousiaste, ou la voix haut placée d’un chanteur d’opéra. Rien d’étonnant à cela car cette merveille est le réceptacle d’activités sportives et culturelles des plus variées. La rétraction possible de la tribune basse, découvrant un espace plus vaste, en fait le plus grand stade modulable du monde.

Par son emplacement et son accessibilité, le stade, comme autrefois les arènes, s’ouvre sur la ville, faisant ainsi renaître l’esprit des jeux antiques que Pierre de Coubertin a relancés et rénovés.

En dehors des manifestations, dans l’enceinte de l’édifice, un silence quasi religieux vous tombe sur les épaules de la même façon que dans une cathédrale. Mais, au lieu d’une pieuse semi-obscurité, c’est un flamboiement de couleurs et de clarté qui vous accueille. Le vert tendre de la pelouse est caressé par une lumière uniforme la nuit comme le jour.

La forme elliptique, reconnue comme idéale pour un stade, concentre vers l’action les regards de quatre-vingt mille spectateurs confortablement installés dans les tribunes ou les gradins couverts. Paraissant flotter dans l’air, le toit, d’une très haute technologie et d’un poids comparable à celui de la tour Eiffel, est, pour ainsi dire, suspendu au-dessus du sol par de gigantesques aiguilles d’acier. Y sont intégrés tous les dispositifs d’éclairage et de sonorisation qui font de ce stade un parangon d’architecture moderne.

 


Pierre Piney

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