Les dictées, les commentaires...

Paris, samedi 24 novembre 2001

Une fois par an

Dut - passé simple du verbe devoir ; pas d’accent sur le u.

Bel et bien - locution adverbiale qui signifie véritablement.

Quelles qu’avaient été - devant un verbe, quel que (en deux mots qui se suivent) est adjectif relatif marquant l’extension ou la concession. Quel s’accorde donc ; on emploie généralement le subjonctif après quel que ; nous avons choisi, contre l’avis de nombreux puristes, l’indicatif, les recherches étant avérées puisque passées par rapport au moment du récit.

De quelque côté que - précédant un nom, quelque est ici adjectif et s’accorderait au pluriel ; l’expression quelque… que est généralement suivie du subjonctif, mais nous avons choisi l’indicatif parce que l’action est passée par rapport au moment du récit, et donc avérée.

Quoi qu’il fît - quoi que s’écrit en deux mots, quoi étant ici complément d’objet ; après quoi que, on emploie généralement le subjonctif, ce que nous avons suivi, l’action étant incertaine et située au moment du récit ; d’où l’accent sur fît.

Occurrence - faute d’orthographe classique ; il faut deux c et deux r.

Péristyle - peristulos, en grec, signifie exactement galerie de colonnes autour (du temple). On connaît bien le sens du préfixe péri, mais il est intéressant de savoir que stulos dérive de la racine indo-européenne stà, qui a donné par dérivation stehen = se tenir debout en allemand, stare (même sens) en latin et, en français : statue, station, stable, etc. ; et même étable (lieu où séjournent les animaux) ; bref, de très nombreux mots dans la plupart des langues européennes. Même linguistiquement parlant, le monde est bien petit !

Donnée - participe passé employé avec avoir ; s’accorde avec le c.o.d. lorsqu’il est placé avant le verbe ; ici, accord avec qu’, mis pour consigne.

Dérapé - un r et un p.

Surcroît - déverbal de l’ancien verbe surcroître : accent sur le i. Croître vient du latin crescere (pensons à crescendo) dont le second c s’est transformé en t et le s… en accent circonflexe. Le participe passé crû prend aussi un accent, ce qui permet de le distinguer du participe de croire, cru. De la même famille on trouve créer = faire pousser ; Cérès = déesse qui fait pousser les moissons ; et céréales !

Quel que fût – ici encore, quel que est adjectif et quel s’accorde avec bon vouloir ; nous avons utilisé, cette fois, le subjonctif puisqu’il s’agit d’un état hypothétique situé au moment du récit.

Bon vouloir - vouloir est un nom masculin ; bon est adjectif ; ce n’est pas un mot composé.

Chou blanc - expression qui signifie échouer dans ses démarches ; pas de trait d’union.

Crût - passé simple du verbe croître ; l’accent existant à l’infinitif, on le retrouvera toujours sur le u et devant un t.

Supputer - deux p et un seul t ; signifie ici calculer.

Ressasser - il faut deux fois deux s ; pourtant, le premier e se prononce eu.

N’eût-il pas dû - il s’agit du conditionnel passé deuxième forme du verbe devoir, qui se conjugue comme le plus-que-parfait du subjonctif, d’où les deux accents sur eût et sur .

Cru - sans accent ; c’est le plus-que-parfait de l’indicatif du verbe croire.

S’en - se dispenser de en, mis pour cela.

Dispenser - infinitif.

Eût fallu - ici encore, il s’agit du conditionnel passé deuxième forme du verbe falloir, conjugué comme le plus-que-parfait du subjonctif, d’où l’accent sur eût.

Emprunter - infinitif.

Palplanche - produit sidérurgique de section spéciale que l’on peut accrocher à d’autres par emboîtement. Dérivé des mots latins palus = pieu et planca = planche, le sens premier de palplanche serait donc planche plantée dans le sol (comme un pieu).

Piétons - piéton, piétonne, piétonnier, piétonnière sont tous quatre adjectifs, donc accord.

Ambiguïté - pour distinguer le u voyelle du u durcissant le g, on met un tréma sur la voyelle qui suit ; toutefois, depuis les rectifications de l’orthographe de 1990, on admet que le tréma soit placé sur le u. Ambigu est la traduction littérale du latin ambiguus = discutable et douteux ; le préfixe ambi se traduit par double (ambivalent), de part et d’autre, autour, d’où, peut-être, ambiance.

Encombre - dans sans encombre, le mot reste au singulier ; l’expression signifie sans rencontrer d’obstacle.

Terrasse - de terre, donc deux r et deux s.

Affriolant - deux f ; synonyme de désirable, séduisant.

Décolletées - deux l, un seul t.

Hâlées - du verbe hâler signifiant brunir ; ne pas confondre avec haler, signifiant tirer.

Sied - le verbe seoir, signifiant convenir, aller, est un verbe défectif qui ne s’emploie qu’à la troisième personne ; au présent de l’indicatif, il donne : il sied, ils siéent ; on le retrouve dans le participe présent seyant. Seoir est issu de la racine indo-européenne sed = être assis, qui a donné en allemand setzen, en anglais to sit, en latin sedere, et en français, par le latin, des dizaines de mots, dont seoir, messeoir, asseoir, assise, assiette - qui signifiait, au XIIIe siècle, base sur laquelle porte un droit (cf. assiette de l’impôt) -, séant, séance, selle et même cathédrale (siège épiscopal) par le grec hedra = siège. La plupart de ces mots ont gardé, dans leur radical, le e de la racine sed.

Leurs collègues - il faut ici le pluriel.

Écarquillés - participe passé du verbe écarquiller employé comme adjectif = ouvrir très largement.

Pussent - c’est, bien sûr, l’imparfait du subjonctif du verbe pouvoir à la troisième personne du pluriel.

Dessiller - attention à ce méchant verbe qui n’a rien à voir avec les cils, bien qu’il ait été construit sur l’ancien verbe ciller, qui signifiait coudre les paupières ; dessiller les yeux de quelqu’un, c’est les lui ouvrir pour qu’il cesse de se tromper.

Sitôt - cet adverbe s’écrit en un seul mot.

Bonhomie - attention à ce curieux substantif qui a perdu l’un des deux m de bonhomme.

S’asseoir - n’oublions pas le e intercalé, qui n’existe plus qu’à l’infinitif.

S’apprêtait - accent circonflexe sur le e, comme dans prêt.

Parpaing - ce mot étrange ne vient pas de l’anglais mais du latin populaire perpetaneus = ininterrompu), lui-même dérivé de perpetuus (même sens) - qui a donné perpétuel… et l’argot à perpète ; mais pourquoi un g à la fin ? Le parpaing est un aggloméré en mortier comprimé et séché.

Goguenard - dérivé de gogue = liesse, mot d’origine obscure qui a donné aussi goguette = propos joyeux, à gogo = à satiété, à plaisir ; se dit d’une personne qui se moque ouvertement d’une autre.

Bistrot - la légende veut que ce mot, qui signifie vite en russe, ait été utilisé par les Cosaques lors de l’occupation de Paris en 1814, pour se faire servir à boire rapidement dans les estaminets ; cette origine est d’autant plus controversée que le mot n’est apparu en France qu’en 1884, sous les deux formes bistro et bistrot.

Porte-documents - n. m. invariable ; prend un s à document ; toutefois, les Rectifications de 1990 admettent, au singulier, que document n’ait pas de s.

Bévue - méprise grossière.

Saint-Pétersbourg - ce nom a été francisé et prend un accent aigu sur le premier e.

Des plus clairs - faut-il ou pas un s à clair ? Des générations de puristes se sont opposées : des plus introduit-il un superlatif qui, dès lors, serait invariable ? ou signifie-t-il parmi les plus, auquel cas l’adjectif serait toujours au pluriel ? À quoi bon maintenir cette difficulté dans notre langue ?

Auquel - pronom relatif qui remplace plan et qui s’accorde en conséquence.

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