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Les dictées, les commentaires...
Paris, samedi 18 janvier 2003 |
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Levée - l'adjectif se rapporte à la narratrice, dont le sexe est défini par inquiète. |
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Balade - avec un seul l ; on ne confondra pas les deux mots homophones balade (promenade) et ballade (poème à forme fixe), d'autant qu'ils ont la même origine, le grec ballein = jeter (qui a donné balle, aux deux sens du terme, ludique ou balistique), puis le latin ballare = danser (qui a donné notamment ballet) ; le baladin était d'abord un danseur, et la baladeuse une prostituée. |
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Décidé - participe passé conjugué avec avoir ; s'accorde normalement avec le complément d'objet direct s'il est placé avant le verbe (que, mis pour balade, féminin), sauf si ce participe passé est devant un infinitif (d'entreprendre) ; ce n'est pas la balade qui a été décidée, mais le fait de l'entreprendre, expression neutre. |
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Lavée - participe passé conjugué avec être ; s'accorde normalement avec le sujet, la narratrice. |
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Hâte - vient du francique *haist, violence ; l'accent circonflexe est le vestige de lettres disparues. |
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Filer - en cas d'hésitation entre participe passé et infinitif, remplacer le verbe du premier groupe par un verbe d'un autre groupe ; on dirait : Avant de partir ; filer est un infinitif. |
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Attifée - attifer quelqu'un, c'est l'habiller avec mauvais goût ou d'une manière bizarre ; ce verbe vient de l'ancien français tiffer, qui signifiait parer, orner. |
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À la va-comme-je-te-pousse - locution adverbiale signifiant au hasard ; synonyme de à la diable ; on remarquera les quatre traits d'union. |
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Gare du Nord - dans les noms d'édifice, il est d'usage de mettre la majuscule à l'élément original ; ici, ce n'est pas la gare, mais le Nord, région de la France que la gare dessert ; Nord est le mot propre de la gare, celui qui fait de l'expression un nom propre. |
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Petit déjeuner - on remarquera l'absence de trait d'union et l'absence d'accent circonflexe sur le u, alors que jeûner, jeûne et jeûneur en prennent un. |
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Succinct - le troisième c, qui ne se prononce pas, est la trace du latin succinctus, qui signifiait court vêtu ; succinct se dit de ce qui est prononcé en peu de mots, mais aussi de ce qui est peu abondant. |
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J'allai - il s'agit ici d'une action finie se déroulant pendant une action prolongée ; donc, le passé simple s'impose en regard du participe présent ; pour distinguer le passé simple aux personnes du singulier, on peut le mettre au pluriel : nous allâmes conviendra mieux que nous allions . |
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Plate-forme - ce nom s'écrit avec un trait d'union ; au pluriel, prend deux s, un à plate et un à forme. |
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Vis-à-vis - qu'elle soit locution adverbiale ou nom commun, cette expression s'écrit avec deux traits d'union ; vis est l'ancien mot désignant la face humaine ; l'expression signifiait donc à l'origine face à face. |
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Eurostar - les noms de marque sont invariables. |
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Quelle que fût - devant un verbe, quel que est un adjectif relatif qui marque la concession ; quel s'accorde donc en genre et en nombre (ici avec impatience) ; et il est d'usage de mettre le verbe qui suit au subjonctif (ici l'imparfait). |
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Traînai - l'accent circonflexe est le vestige des lettres disparues du mot latin traginare, traîner ; le passé simple peut être aussi bien employé que l'imparfait, qui est donc toléré. |
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Goût - vient du latin gustus ; l'accent circonflexe marque les lettres du mot latin qui ont disparu. |
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Spacieuse - bien qu'issu du latin spatiosus, c'est un c qu'il faut devant le i, et non un t. |
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Non-fumeurs - l'emploi de plus en plus fréquent de substantifs adjectivés pose quelques difficultés ; nous avons d'abord retenu le trait d'union parce que les noms composés avec non en prennent un, très souvent ; mais pas les adjectifs ! Or, ici, nous sommes en présence d'un substantif, à preuve le pluriel ; on devrait écrire, en puriste, "voiture pour non-fumeurs" ou "voiture de non-fumeurs". |
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À peu près - il ne faut pas de traits d'union dans cette locution adverbiale ; en revanche, il en faut dans le substantif à-peu-près, qui désigne quelque chose d'imparfait ou d'incomplet. |
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Haut-parleurs - ici, le premier terme du mot composé a valeur d'adverbe (cf. : parler haut), et c'est tout naturellement qu'il ne prend pas la marque du pluriel. |
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Tressauta - pas d'accent sur le e, la double consomme qui suit valant accent. |
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La Chapelle - l'article défini fait partie de la désignation de ce quartier de Paris ; ce n'est pas le quartier de Chapelle, mais de La Chapelle ; il faut donc deux majuscules. |
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Goret - un goret est un jeune cochon ; ce mot vient de l'ancien français gore, truie. |
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Cache-cache - il faut un trait d'union. |
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Entrelacs - nom masculin invariable, qui vient du verbe entrelacer et qui désigne, en architecture, un ensemble d'éléments courbes qui s'entrecroisent ; ce mot est ici employé métaphoriquement ; le s est sans doute un vestige du latin laqueus = colet pour la chasse, que l'on retrouve dans lacis et dans lacs. |
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Sauts-de-mouton - c'est le passage d'une voûte au-dessus d'une autre voûte ; seul le premier élément de ce nom composé prend la marque du pluriel. |
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Avant-gare - tous les mots composés avec avant prennent un trait d'union : avant-cour, avant-garde, avant-scène |
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Par paliers - dans les expressions formées d'un nom précédé de par, le singulier s'impose pour désigner un entier : payer tant par personne, par jour, par semaine ; dans les autres cas, l'usage met souvent le pluriel : par monts et par vaux, parler par paraboles, par sauts et par bonds mais comme il y a des exceptions ( par voie et par chemin ), nous acceptons le singulier. |
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Quelque temps - quelque est ici adjectif, mais temps est au singulier ; l'expression équivaut à un peu de temps . |
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Réveillai - le passé simple s'impose à nouveau pour cette action brève, finie, donc parfaite. |
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Ankylosée - la racine ankylo vient du grec agkulos = resserré ; le u se transforme toujours en y ; n'oublions pas que la narratrice est une femme, d'où le e final. |
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Rythme - du grec rhuthmos (avec deux h), via le latin rhythmus (avec deux h aussi) ; le français moderne n'a gardé qu'un seul des deux h ; le y est la transposition du u grec. |
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Empêcher - du latin impedicare ; l'accent circonflexe remplace les lettres manquantes du mot latin. |
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Baîller - il y a trois homophones : bailler (de bail) = donner ; baîller, du latin batare, tenir la bouche ouverte, mot dans lequel le t latin a été transformé en accent circonflexe ; et bayer = regarder stupidement en l'air, que l'on ne trouve plus que dans l'expression bayer aux corneilles. |
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À l'envi - La locution adverbiale à l'envi (sans e) signifie avec émulation ; envi vient du latin invitare = provoquer ; alors que envie vient du latin invidere = jalouser. |
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Derechef - vieil adverbe signifiant de nouveau. |
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Tout à coup - pas de traits d'union dans cette locution adverbiale. |
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Chafouin - mot valise composé de chat et de fouin, masculin de fouine, putois ; se dit de quelqu'un d'aspect chétif, qui a un air rusé, sournois. |
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Apparemment - pour savoir si amment s'écrit avec un e, un a, voire ea, partir de l'adjectif féminin de base ; ici, apparente a donné apparentement, contracté en apparemment. |
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À qui mieux mieux - locution adverbiale qui s'écrit sans traits d'union et qui signifie : en rivalisant les uns avec les autres . |
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Entraperçus - nous avons choisi la nouvelle orthographe, mais l'ancienne, entr'apercevoir, est tout aussi valable. |
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Plausible - vient du latin plausibilis = digne d'être applaudi ; c'est donc le groupe au d'applaudir que l'on trouve dans plausible, et non le o de possible. |
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Sur-le-champ - cette locution adverbiale s'écrit avec des traits d'union. |
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Procès-verbal - ce nom composé prend un trait d'union, contrairement à compte rendu. |
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Esclandre - n. m., doublet de scandale ; à noter que jadis, ce mot a aussi été synonyme d'attaque et que, dans ce sens, il pouvait être féminin (comme rixe). |
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S'ensuivit - il s'agit du verbe pronominal s'ensuivre, en un seul mot, qui signifie survenir ou venir ensuite ; c'est un verbe dit défectif parce qu'il ne s'emploie qu'à la troisième personne des temps et à l'infinitif ; notons qu'aujourd'hui, aux temps composés, le préfixe en est séparé du participe passé par l'auxiliaire : Il s'en est suivi |
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Palabres - dans le sens de discussions, conversations longues et ennuyeuses , ce mot est féminin pluriel. |
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Inouïes - le tréma sur le i se retrouve dans ouïe ; bien sûr, l'accord est au féminin pluriel. |
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Quoi que ce fût - quoi est ici pronom et quoi que s'écrit en deux mots ; ne pas confondre avec quoique, conjonction qui marque la concession, la restriction ; il est d'usage d'utiliser le subjonctif après quoi que, d'où l'accent circonflexe sur le û, marque de l'imparfait du subjonctif. |
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Asséna - il arrive encore que l'on écrive le verbe assener sans accent aigu sur le e ; les deux orthographes sont admises. |
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Croyiez-vous - nous sommes ici dans le passé, et le verbe croire est à la deuxième personne du pluriel de l'imparfait ; on n'oubliera pas le trait d'union entre le verbe et le pronom inversé. |
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L'alarme - bien entendu, alarme est en un seul mot, sinon cela n'aurait fait rire personne. |
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il - rappelons la ligature obligatoire . |
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Résipiscence - n. f. ; vient du latin ecclésiastique resipiscentia, de resipiscere = revenir à la raison ; la résipiscence est le regret de sa faute, avec amendement ; ce mot vaut toutes les conclusions, puisqu'il implique que le contrevenant a reconnu sa faute et accepté de payer l'amende. |
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