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Les dictées, les commentaires...
Paris, samedi 17 mai 2003 |
Hallucination - c'est la reproduction presque parfaite du latin hallucinatio ; sensation morbide éprouvée par quelqu'un alors que l'objet n'est pas présent. |
Fort - est ici employé adverbialement ; ce mot est donc invariable. |
Houblonnée - le houblon sert à aromatiser la bière ; il existe un verbe houblonner (deux n ; mettre du houblon dans une boisson) ; c'est son participe passé qui est ici employé comme adjectif épithète. |
J'attendais - l'action exprimée par le verbe est en cours au moment du récit ; elle est donc "imparfaite" ; d'où le recours à ce temps du passé que l'on nomme imparfait. |
Terrasse - dérivé de terre, ce substantif prend deux r ; il est ici utilisé dans le sens de prolongement d'un café ou d'un restaurant sur une partie du trottoir. |
Gargote - le verbe gargoter, dont est issu gargote, vient de l'ancien français gargate = gosier, mot construit sur l'onomatopée garg, évoquant un bruit de déglutition ; tous les mots de la famille n'ont qu'un seul t ; on se souviendra, à ce sujet de Gargantua. |
Gare de l'Est - g minuscule et E majuscule ; l'usage, pour l'écriture des noms des monuments, veut que la majuscule soit réservée au mot qui les caractérise ; comme il y a plusieurs gares à Paris, le mot caractéristique est Est, avec une majuscule. |
Je parcourais - même explication que pour j'attendais ; d'où l'imparfait. |
Biographie - construit sur les mots grecs bios = vie, et graphein = écrire, une biographie est l'histoire de la vie d'un personnage. |
Donnée - participe passé employé avec l'auxiliaire avoir ; l'accord se fait avec le complément d'objet direct s'il est placé avant le verbe ; ici biographie, nom féminin. |
Petite-cousine - tous les noms composés marquant la parenté prennent un trait d'union : beau-frère, petit-fils, grand-père... ; ici, il ne s'agit pas d'une cousine petite, mais d'une cousine issue de germains. |
Bâtisseur - issu du verbe bâtir, à partir du francique bastjan = construire ; le a de bâtisseur s'écrit avec un accent circonflexe, vestige du s de bastjan. |
Cent cinquante ans - rappelons que l'on ne met de trait d'union que dans les nombres inférieurs à cent, et à condition qu'ils ne soient pas liés par la préposition et (sauf, pour ce dernier point, à admettre les rectifications de l'orthographe de 1990). |
Intervalle - deux l, comme dans le latin intervallum = espace entre deux palissades. |
Bock - n. m., de l'allemand Bockbier désignant une bière très forte ; verre à bière contenant environ un quart de litre. |
École centrale - dans le nom des établissements d'enseignement, le mot École prend la majuscule chaque fois que ledit établissement a une importance nationale ; l'adjectif qui caractérise cette école ne prend de majuscule que s'il est placé devant École ; en revanche, on écrira : " c'est un élève de Centrale ", avec une majuscule cette fois. |
Édifiée - participe passé employé avec l'auxiliaire être ; accord avec le sujet = la partie. |
Originelle - on distinguera bien l'adjectif original (qui se dit soit d'un document émanant directement de l'auteur, soit d'une personne ou d'une chose unique en son genre) de l'adjectif originel (qui se dit de ce qui remonte à l'origine d'une personne ou d'une chose) ; au féminin, originale ne prend qu'un l, alors qu'originelle en prend deux : effet des désinences latines, alis dans le premier cas, et ella dans le second. |
Je continuai - l'action est ici "parfaite" par rapport au reste, d'où le passé simple ; en cas de doute remplacer par un verbe d'un autre groupe ; on ne dirait pas "je reprenais", mais bien "je repris". |
Physicien - vient du grec phusis = nature ; le u originel s'est transformé en "i grec" dans le latin physicus, ainsi qu'en français. |
Quelque temps - l'expression signifie un certain temps, dans laquelle le temps est au singulier ; quelque est ici adjectif et s'écrit en un seul mot au singulier. |
Chope - bien qu'issu de l'alsacien schoppe (avec deux p), chope n'a qu'un seul p ; ce mot désigne un grand verre ou un gobelet muni d'une anse, dans lequel on sert de la bière. |
Tout aberrante - tout, renforçant un adjectif, est adverbe, et donc normalement invariable ; cependant, tout adverbe varie, pour des raisons d'euphonie, lorsqu'il est placé devant un adjectif féminin commençant par une consonne ou un h aspiré... ce qui n'est pas le cas ici. |
Qu'elle fut - la locution tout ... que est généralement suivie de l'indicatif (ici au passé simple) ; mais de grands écrivains ont utilisé le subjonctif, par analogie avec quelque... que ; nous tolérerons donc les deux orthographes fut et fût. |
Hypothèse - du grec hupothesis = principe, supposition ; d'où le "i grec" et le th, représentant la lettre grecque thêta. |
Vraisemblable - bien que compris entre deux voyelles, le s ne se prononce pas z ; il en est de même dans tous les mots de la famille, formés sur le rapprochement de vrai et de semblable. |
Les demis - n. m. ; désigne, depuis 1907, un grand verre de bière... sans plus de précision. |
Je continuais - l'action d'ingurgiter est en cours, donc "imparfaite" ; mais on peut ici contester cette présentation des choses, et nous tolérerons le passé simple continuai. |
Supputation - du latin médiéval supputare, construit sur putare = calculer ; supputer quelque chose c'est l'évaluer à partir de certaines données. |
Posthume - du bas latin posthumus ; se dit de tout ce qui concerne quelqu'un après son décès. |
S'enorgueillir - c'est se montrer orgueilleux de quelque chose ; ce verbe est bâti sur orgueil, mot dans lequel le son euil, normalement écrit e-u-i-l, a subi une modification, le u passant devant le e pour durcir le g ; quant au préfixe en, sa prononciation sourde n'a pas été affectée par l'intercalation du n entre deux voyelles (cf. enivrer, enoblir). |
Cela - sans accent sur le a, contrairement à voilà. |
Chômer - l'accent circonflexe sur le o est un vestige du u du bas latin caumare, qui signifiait se reposer pendant la chaleur, sens que l'on retrouve dans jour chômé ; et l'on comprend pourquoi l'origine première du mot est le grec kauma = chaleur brûlante. |
Synagogues - vient du grec sunagôgê = réunion, d'où le "i grec" ; assemblée des fidèles sous l'ancienne loi juive. |
Éphémère - vient du grec ephêmeros = qui ne dure qu'un jour, d'où le ph. |
mont Blanc - ce nom propre de géographie est composé d'un nom commun (mont), suivi d'un adjectif qui l'individualise ; la règle veut que l'adjectif seul prenne la majuscule et que les deux éléments ne soient pas unis par un trait d'union ; il résulte des règles d'écriture appliquées par les typographes que l'on peut écrire mont blanc de cinq façons : |
. mont blanc pour désigner un quelconque mont qui est ou paraît blanc, |
. mont Blanc pour désigner un mont baptisé du nom de sa couleur, |
. Mont-Blanc pour désigner le massif dans lequel est le mont Blanc (ou la commune de Chamonix - Mont-Blanc), |
. mont-blanc pour désigner un dessert ainsi nommé, |
. Montblanc pour désigner une eau-de-vie. |
Magnétisme - du grec magnês = aimant ; c'est ici l'attraction exercée par une personne sur une autre. |
Derechef - cet adverbe, construit sur chef = début, signifie de nouveau... depuis 1130. |
Déliquescente - cet adjectif vient du latin deliquescere, formé sur liquere = être liquide ; se dit d'un organisme, d'une pensée qui perd sa consistance, qui se décompose. |
Dipsomanie - vient du grec dipsos = soif ; c'est, depuis 1864, le besoin irrésistible de boire, par accès périodiques, de fortes doses de boissons alcoolisées ; on trouve aussi dans la famille : dipsomane et dipsomaniaque. |
Je me dressai et hurlai - il s'agit d'actions brèves et accomplies, au passé simple, temps du "parfait". |
À la cantonade - la cantonade, issu du provençal cantonada - qui désigne l'angle d'une construction -, était autrefois chacun des côtés de la scène d'un théâtre, le long desquels pouvaient se tenir les spectateurs privilégiés ; à la cantonade signifie donc " en s'adressant à un personnage que l'on suppose dans les coulisses ", ou encore " en semblant ne s'adresser à personne précisément ". |
Ô - ô et oh ! sont deux interjections souvent confondues ; ô (sans point d'exclamation) précède une invocation et a un sens un peu savant ; oh ! (avec point d'exclamation) marque la surprise et a un sens plus populaire. |
Illustrissime - construit sur illustre et sur le suffixe superlatif latin issimus, cet adjectif désigne ce qui est illustre au plus haut point ; il s'est d'abord appliqué à certains dignitaires ecclésiastiques. |
" Si tu ne vas pas à... " - il s'agit, bien sûr, d'un pastiche de l'expression " Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ", formule employée par Lagardère, le héros de Paul Féval, capable de se transformer en bossu pour se faufiler partout ou échapper à ses ennemis. |
Foi de moi - la foi désigne, entre autres, l'engagement qu'on prend d'être fidèle à une promesse ; foi de moi est une expression qui signifie : je vous en donne l'assurance. |
Advint, m'assoupis, ratai - tous ces verbes sont au passé simple ; ils marquent une action achevée, parfaite. |
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