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Les dictées, les commentaires...
Metz, samedi 20 mars 2004 |
Proposez
– Le verbe est à la deuxième personne du
pluriel de l'impératif, d'où la terminaison ez.
Parisien
– il s'agit ici d'un habitant de Paris ; il faut donc une majuscule.
Désarroi
– issu de l'ancien verbe français
desarroyer = mettre en désordre ; état d'une
personne profondément troublée, ne sachant pas quel parti prendre, quelles
actions accomplir.
Pâtit –
du verbe pâtir
= éprouver un dommage, une souffrance ;
pâtir étant issu
du verbe latin pati,
la présence de l'accent circonflexe n'est pas explicite.
Capitale
– c'est un nom commun et il n'y a pas besoin de majuscule.
S'y attachent
– inversion des sujets, ici au nombre de trois, qui
s'attachent
(forme pronominale) à y,
pronom, mis pour image
néfaste.
Autochtones
– du grec khthôn
= terre ; originaires du pays qu'ils habitent.
Hypothétique
– du grec hupothesis
= principe, supposition, via le latin
hypotheticus =
qui n'est pas certain, qui repose sur une hypothèse.
Âpreté
– du latin asper,
d'où l'accent circonflexe, vestige du
s ; qui présente
un caractère de violence et de dureté.
Bien
sûr –
locution adverbiale construite sur l'adjectif
sûr, issu du
latin securus
= libre de souci ; à ne pas confondre avec la préposition
sur ou l'adjectif
sur =
dont le goût est un peu acide.
Leurre
– du francique lopr
= appât ; ici dans le sens d'un appât spécieux qui sert à attirer, à tromper.
Laisser
– verbe à l'infinitif ; en cas de doute, remplacer par un verbe d'un autre
groupe (faire,
par exemple).
Accueil
– le son euil
est généralement rendu par e.u.i.l,
ou o.e.i.l
; dans le premier cas, lorsque la consonne
c ou
g est durcie par
un u,
ce u n'est pas répété dans le groupe
e.u.i.l.
Lorrains
– habitants de la Lorraine ; il faut une majuscule.
Empreint
– qualifie l'accueil ; participe passé du verbe
empreindre =
imprimer, marquer son empreinte ; à ne pas confondre avec
emprunt (verbe
emprunter).
Écouter
– infinitif ; en cas de doute, utiliser un verbe d'un autre groupe (ouïr,
par exemple).
Indicible
– du latin indicibilis,
issu de dicere
= dire ; d'une grandeur qu'on ne peut exprimer.
Bonhomie
– un des pièges classiques du français, puisque
bonhomme prend
deux m
; nous ne nous sommes pas résolus à accepter l'orthographe
bonhommie,
suggérée par les rectifications de 1990.
Cois –
vient du latin quietus
; rester silencieux ou immobile par crainte, prudence ou perplexité ; donne
coi, cois
(plur.), coite
(fém.), coites..
Flopées
– de floper
= battre ; un seul p
malgré le latin faluppa
= brin de paille.
Cachotterie
– deux t,
comme pour tous les diminutifs construits sur un substantif ou un adjectif ayant
un masculin en ot
(ici cachot),
et aussi comme pâlotte, vieillotte…
Ait –
subjonctif présent du verbe avoir.
Confessionnal
– le n
précédant la terminaison al
n'est jamais doublé pour les mots en
ion, sauf… dans
confessionnal !
Le réformateur de 1990 a perdu une belle occasion de montrer son efficacité.
Lotharingie
– royaume constitué en 855 par Lothaire Ier, pour son fils Lothaire II ; la
Lotharingie allait de la mer du Nord aux Alpes, autour de la Meuse, de l'Escaut
et du Rhin.
Sceau –
du latin sigillum,
diminutif de signum
= effigie ; le c
a été introduit au XIe siècle pour distinguer ce mot de
seau ; signifie
ici : ce qui donne une marque particulière éminente ; signe manifeste.
Indélébile
– du latin delere
= détruire ; qu'on ne peut effacer.
Exempt
– du latin exemptus
= affranchi ; p
et t ne
se prononcent pas.
Boursouflure
– dans la famille du verbe souffler,
tous les mots prennent deux f,
sauf ceux qui sont construits sur le verbe
boursoufler ;
sans doute par calque de gonfler
; ici encore, nous avons pris le parti de négliger les recommandations de 1990.
Grâce –
du latin gratia,
d'où sans doute l'accent circonflexe ; ici employé dans le sens de
beauté,
charme ; “
avoir de la grâce ” ; le pluriel serait un contresens.
Contreforts
– montagnes moins élevées, sur les bords d'un massif principal ; s'écrit en un
seul mot.
Limoneux
– les dérivés de mots en –on
prennent deux n,
sauf ceux issus de saumon,
timon
et limon.
Gréseuses
– l'accent est aigu, malgré grès
et grèserie.
Consonances
et dissonances
– bien qu'issus du verbe sonner,
ces deux mots ne prennent qu'un seul
n intercalé ; il s'agit d'une irrégularité de la
langue française, négligée par le réformateur de 1990.
Tatillon
– bien que venant de tâter,
les mots de la famille de tatillon
ne prennent pas d'accent circonflexe.
Persifleur
– tous les mots de la famille de
siffler prennent deux
f, sauf ceux se
rattachant à persifler
; nous en restons là, malgré les recommandations de 1990.
Prégnante
– qui s'impose avec force ; penser à
imprégner, qui a la même origine latine :
praegnans =
enceinte.
route des Vins
– les noms propres de géographie sont parfois composés d'un nom commun d'espèce
(route)
individualisé par un nom (vins)
ou un adjectif ; dans ce cas, c'est le mot qui individualise (vins)
qui prend la majuscule… sauf exceptions consacrées.
Alsaciens
– avec une majuscule, également.
Automne
– se prononce otone,
malgré le latin automnus.
Déshonorant
– contrairement à une idée répandue, la famille
d'honneur est
parfaitement régulière : un seul n
devant un o,
deux n
dans tous les autres cas.
S'irriter
– du latin irritare
= provoquer l'énervement de quelqu'un.
Irascible
– du latin irascibilis,
qui se disait d'une personne qui se met en colère ; on retrouve un seul
r dans le mot
ire (du
latin ira
=
colère).
Trembloter
– des 126 verbes en oter,
109 s'écrivent avec un seul t
; les 17 qui prennent deux t
correspondent à un substantif en
otte (botte,
calotte, carotte, crotte, culotte, flotte, trotte…) ou à un diminutif (cf.
cachotterie).
Au-delà
– toutes les locutions adverbiales composées avec
au prennent un
trait d'union, à l'inverse des locutions composées avec en.
Hauts fourneaux
– haut
est ici adjectif (contrairement à
haut-parleur)
et s'accorde ; dans la neuvième édition de son dictionnaire, l'Académie a
entériné la présence du trait d'union et créé ainsi un nom composé ; mais tous
les dictionnaires n'ont pas suivi.
Îlots –
comme dans île,
issu du latin insula,
l'accent circonflexe est porté par le
i… et il n'en faut pas sur le
o.
Sereins
– du latin serenus,
que l'on retrouve dans sérénité
; pour éviter de confondre avec serin,
penser au féminin sereine.
Tintinnabulent
– vient du latin tintinnabulum,
avec deux n.
Douceâtres
– le suffixe âtre,
servant à atténuer la qualité, est lié à la racine de façon aléatoire (bleuâtre,
mais verdâtre
!) ; c'est pourquoi nous acceptons la simplification
douçâtre admise
en 1990.
Toquade
– tous les dictionnaires écrivent ce mot avec
qu, et il faut
remonter au Littré
pour trouver une entrée à tocade.
Résipiscence
– du latin resipiscere
= revenir à la raison ; contrairement à l'usage, le premier
s est dur (s
et non pas z).
Goulûment
– c'est parce que les adverbes ont souvent été formés sur les adjectifs féminins
que l'on a un accent circonflexe, vestige du
e de
goulue ; la règle
étant vivace (cf. gaiement),
nous ne suivrons pas les rectifications de 1990 qui tolèrent
goulument.
Abandonnons-nous
– le pronom inversé s'attache au verbe par un trait d'union.
Cantonade
– le n
qui termine les radicaux des mots en
ade est toujours doublé, sauf dans les dérivés de
saumon,
timon,
limon…
et sauf pour cantonade,
seule exception irrégulière ; la
cantonade (du provençal
cantonada) était
chacun des côtés d'une scène de théâtre le long desquels pouvaient se tenir les
spectateurs ; parler à la cantonade,
c'était donc parler sans s'adresser à quelqu'un de particulier.
Époumoner
– les verbes en oner
(250) s'écrivent –onner
sauf téléphoner,
détoner,
s'époumoner,
dissoner
et ramoner.
Vantons-en
– le pronom inversé s'attache au verbe par un trait d'union.
Excès –
avec un accent grave ; ce qui est fréquent dans la terminaison
é + s (cf.
progrès,
succès…).
Combatifs
– construit sur battre,
cet adjectif est une vraie irrégularité de la langue française ; nous approuvons
donc le projet de rectification de 1990 et les deux
t de
combattif.
Racoler
– à côté de accoler,
avec deux c,
et de coller,
avec deux l,
racoler
a un petit air d'exception.