Les dictées...

Lille, samedi 16 octobre 2004

2004 : Lille en beauté

Souvenons-nous : c'était il y a presque un an. Lille, désignée capitale européenne de la culture, s'apprêtait, pour l'année bissextile, à s'adonner à trois cent soixante-six jours d'allégresse.

Alors que l'hiver nimbe la ville de ses premiers frimas, la gare de Lille-Flandres, parée de toute une gamme de roses amarante, attend ses premiers visiteurs. Ceux-ci, à peine débarqués, arpenteront de vastes allées et contre-allées revêtues d'un pavement clair et élégant. Ils emprunteront ensuite le chemin des étoiles, balisé de sept arches futuristes de huit mètres de hauteur, déambuleront dans les rues reconstituées de Shanghai, et s'ébahiront sous l'étrange forêt suspendue avec le faîte des arbres en bas et les racines en haut.

Tout est quasi prêt. L'opéra a achevé sa réfection. Le ravalement des portes monumentales de la ville est en bonne voie. L'ancienne filature d'un quartier ouvrier a été transformée en lieu d'événements ; l'audacieuse rénovation de cette aire éclectique a permis de créer une nouvelle rue et une nouvelle place. Dans un faubourg, la salle des fêtes Arts déco, classée monument historique, va rouvrir ses portes. Quant au projet afférent à la citadelle de Vauban, il n'en est, lui, qu'à ses balbutiements : sur le glacis, les travaux ne commenceront qu'à l'été.

Nous voici donc au seuil d'une année d'alacrité, de réjouissances, de métamorphoses et de spectacles, à l'orée d'un moment privilégié pour une ville et une région baignées de ferveur et d'enthousiasme. La culture s'y épanouira dans les lieux sacrés, les théâtres et les musées, mais aussi dans la rue, jusqu'aux espaces les plus intimes du quotidien, de potron-minet à la brune.

Samedi 6 décembre 2003, jour de la Saint-Nicolas, les nouveaux jaquemarts s'allument. L'orchestre entonne le Chant des chemins de fer de Berlioz ; trois cents musiciens, deux cent cinquante choristes belges, anglais, nordistes, sept batteries de fanfare. Nous y sommes… Euh !… Nous y étions !

Henri Girard

Les commentaires...

Les dictées