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Les dictées, les commentaires...
Clermont-Ferrand, samedi 2 février 2002 |
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Choix - avec un x inexplicable, sur la présence duquel nous interrogeons nos lecteurs. |
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Bien qu'il eût préféré -locution conjonctive indiquant la concession ; est norma-lement suivie du subjonctif, ici le plus-que-parfait, d'où l'accent sur le u. |
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Quiétude - état d'une personne ou d'une chose qui jouit de la tranquillité. |
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Thébaïde - la Thébaïde était un pays d'Égypte où vécurent de nombreux ermites ; nom commun depuis 1674, désigne une solitude profonde ou un lieu très paisible. |
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Tôt - l'accent circonflexe sur le o est un vestige du s du latin tostum = rapidement, issu de tostus = brûlé, grillé, qu'on retrouve dans le mot anglais toast. |
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Clair-obscur - nom masculin désignant l'effet d'opposition des parties claires et des parties sombres dans une peinture, une gravure ou un paysage naturel ; au pluriel : des clairs-obscurs. |
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Blafard - adjectif signifiant : dont la pâleur accentuée est désagréable ou triste ; adaptation du moyen haut-allemand bleichvar = pâle. |
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Attraper - bien que venant de trappe, ce verbe ne prend qu'un seul p ; le préfixe at est un vestige de la préposition latine ad, qui marque le rapprochement, la liaison, le résultat obtenu, et qui entraîne généralement le redoublement de la consonne ; bien sûr, le verbe est ici à l'infinitif, ce qu'on peut déceler aisément en le remplaçant par un verbe du troisième groupe (prendre). |
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Presque - le e final de presque ne s'élide que dans presqu'île. |
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Douillettement - il faut deux t ; généralement, il y a redoublement de la consonne qui précède la marque de l'adverbe (ement) lorsque cette consonne existe déjà dans l'adjectif pour infléchir un e (ici : douillet). > |
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Sacro-saint - il faut un trait d'union ; signifie : qui est l'objet d'un respect excessif. |
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Règlement - c'est, hormis règle, le seul mot de la famille qui prend l'accent grave (cf. réglementer, réglementaire, etc.). |
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Rythme - du grec rhuthmos via le latin rhythmus ; a perdu son premier h en français. |
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Incoercible - vient du latin coercere = contraindre ; signifie : qu'on ne peut retenir. |
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Assoupissement - du verbe assoupir, un seul p. |
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Adressé - participe passé ; remplacer par un verbe du troisième groupe pour le distinguer de l'infinitif : après avoir pris. |
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Maints saluts - adjectif indéfini signifiant : un grand nombre de ; l'Académie a entériné depuis longtemps l'accord avec le substantif. |
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Dodeliner - signifie : bercer, balancer doucement ; on dit aussi dodiner ; mot formé sur le radical dod suggérant le balancement ou la rondeur du corps : dodo, dodu, dondon |
Encoignure - nom féminin, synonyme de coin ; oi se prononce en principe o ; angle intérieur formé par deux cloisons. |
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Sans vergogne - sans honte, sans pudeur, sans scrupule ; toujours au singulier ; le mot vergogne n'est plus utilisé que dans l'expression sans vergogne, mais il a donné le verbe dévergonder. |
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Frein - désigne ici le mécanisme de freinage et doit rester au singulier ; vient du latin frenum, dont le premier sens est : bride, mors du cheval ; d'où effréné, réfréner, mais aussi chanfrein, le museau du cheval. |
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Sémaphore - c'est, bien entendu, le signal d'arrêt du chemin de fer, matérialisé, en block automatique lumineux, par un feu rouge, qui oblige le conducteur à marquer l'arrêt avant de repartir en marche à vue : du grec sêma = signe, et phoros = qui porte : sêma a donné sémantique = étude scientifique du sens des mots. |
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Repasser - infinitif ; en cas de doute, recourir à un verbe du troisième groupe : devenir vert. |
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Demi-heure - lorsque demi précède un substantif, il s'y rattache par un trait d'union et reste invariable ; lorsque demi suit le substantif, il s'accorde en genre : une heure et demie. |
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Quelque - signifie ici environ, à peu près ; c'est donc un adverbe invariable. |
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Quel que - s'écrit toujours en deux mots devant un verbe ; quel devient adjectif relatif et s'accorde avec le substantif auquel il se rapporte, ici désir. |
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Fût - quel que est généralement suivi du subjonctif, ici l'imparfait ; d'où l'accent circonflexe sur le u. |
Vue - participe passé employé avec avoir ; accord avec le complément d'objet direct s'il est placé avant, ici qu', mis pour ville. |
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Consacrer - infinitif ; remplacer, pour ne pas se tromper, par un verbe du troisième groupe (ex. : rendre).< |
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Jour-là - l'adverbe de lieu là se joint par trait d'union au nom qui le précède lorsque ce dernier est lui-même précédé d'un adjectif démonstratif. |
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Cathédrale - vient du latin cathedra = siège, assemblage de deux mots grecs : cata, préfixe indiquant un mouvement de haut en bas (cf. cataracte) et hedra = siège ; la cathèdre est le siège surélevé de l'évêque dans son église cathédrale ; en dérivent aussi chaire et chaise. |
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Quelque peu - devant un nom, un adjectif ou un adverbe (ici : peu), quelque s'écrit en un seul mot ; il est alors adjectif. |
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Ahané - vient de ahan, nom masculin d'origine incertaine désignant un effort pénible ; s'écrivait au XIIe siècle avec deux n ; est ici participe passé. |
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Zénith - point où la verticale ascendante d'un lieu rencontre la sphère céleste ; mot d'origine arabe. |
Ardemment - pour savoir si le suffixe adverbial prononcé amment s'écrit avec a, e, ou ea, il suffit de retrouver le mot de base ; ici, l'adjectif ardent, avec un e ; c'est la contraction de ardentement. |
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Prégnante - adjectif ; qui s'impose avec force ; pour l'orthographe, il suffit de penser à imprégner. |
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Tonnerre et Détonation - les dérivés des mots latins tonus et tonitrus ont connu des avatars curieux ; tantôt, ils n'ont qu'un n, comme dans tonal, tonalité, atone, tonitruant ; tantôt, ils en ont deux, comme dans tonner, tonnant, tonnerre ; il y a même un verbe détoner avec un seul n (exploser avec un bruit violent) et un verbe détonner avec deux n (quitter le ton, faire des fausses notes) ; détonation vient de détoner avec un seul n. |
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Goûter - infinitif ; l'accent circonflexe sur le u est un vestige du s du latin gustus, qu'on retrouve dans gustatif et dégustation, par exemple. |
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Fraîcheur - l'accent circonflexe sur le i est un vestige du s du germanique frisk, qu'on retrouve dans tous les mots de la famille, sauf frais puisque le i est là suivi d'un s. |
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Narthex - c'est un mot grec, dans lequel le son t était rendu par la lettre thêta ; portique élevé en avant de la nef des basiliques chrétiennes, où se tenaient les catéchumènes. |
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Chur - vient du latin chorus ; partie de l'église réservée au clergé pendant les cérémonies. |
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Béat - du latin beatus ; heureux, bienheureux. |
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Chapiteau - vient du latin capitellum via caput = tête ; tête de colonne couronnant le fût et supportant l'entablement. |
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Sculptures - le p, vestige du latin sculpere, ne se prononce plus. |
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Crypte - vient du grec kruptos = caché, d'où le y ; c'est la partie souterraine d'une église où l'on enterrait autrefois les morts. |
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Clermontois - s'agissant des habitants de Clermont, il faut une majuscule. |
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Souterraine - s'agissant d'une uvre d'art unique, il faut une majuscule ; la crypte ainsi dénommée appartient en réalité, non à la cathédrale, mais à la basilique Notre-Dame du Port ; la Vierge noire et le puits également ; la crypte de la cathédrale contient, elle, un très beau sarcophage en marbre blanc. |
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Quelque - est adjectif devant un nom ; nous avons choisi le singulier (un quelconque sarcophage), mais le pluriel n'est pas fautif. |
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Sarcophage - vient du grec sarkophagos = carnivore, mangeur de chair, d'où le ph ; c'est la partie qui, dans un tombeau sculpté, simule le cercueil ; le français cercueil est une réfection de l'ancien français sarcou, de sarkos. |
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Vierge - s'agissant de la mère de Jésus, il faut une majuscule. |
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Autel - vient du latin altaria, table sur laquelle le prêtre célèbre le sacrifice de la messe. |
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Puits - le t et le s, qui ne se prononcent pas, sont des vestiges du latin puteus = trou profond. |
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Rallier - infinitif ; ne pas confondre avec railler = se moquer. |
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Chaîne - l'accent circonflexe est un vestige du latin catena. |
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Puys - s'agissant d'une désignation géographique unique, il faut une majuscule ; puy vient du latin podium = tertre. |
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